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Troubles Bipolaires – Journée mondiale le 30 mars 2018

Troubles bipolaires; nous sommes sur une maladie, pas des émotions

En France, une personne sur cent souffre de troubles bipolaires. Le trouble bipolaire de type 1 touche environ 1% de la population générale. Le trouble bipolaire de type 2 touche 2 à 3% de la population. Les troubles bipolaires touchent une majorité de femmes. S’ils apparaissent principalement autour de la quarantaine, ils peuvent aussi être diagnostiqués chez les adolescents.

Diagnostiquer la pathologie troubles bipolaires demande huit ans en moyenne. Nous sommes sur une maladie, pas sur des émotions. Les troubles bipolaires se manifestent en deux temps: des phases dépressives plus ou moins longues entrecoupées de phases maniaques ou euphoriques, les véritables marqueurs de cette maladie.

Les risques des troubles bipolaires

Les patients souffrant d’un trouble bipolaire de l’humeur, ont un risque de morbidité et de mortalité très supérieur à la population générale. Leur espérance de vie est réduite d’une dizaine d’années en moyenne. Les causes en sont multiples, liées à la maladie, aux traitements et aussi à la stigmatisation persistante des troubles mentaux. Il existe en particulier une forte prévalence de facteurs de risques cardiovasculaires:

  • surpoids
  • hypertension artérielle
  • diabète
  • dyslipidémie
  • tabagisme

troubles bipolaires

Les troubles bipolaires, une maladie, pas des émotions

Les conséquences de la maladie

Les conséquences sont des accidents cardio et neuro-vasculaires plus précoces et plus fréquents (2 à 3 fois plus fréquents que dans la population générale). Il existe également une augmentation du risque d’infections, de troubles du sommeil, de certains cancers, …

L’impact socio-professionnel fait que 50% des malades bipolaires sont sans emploi. Il faut insister sur l’efficacité thérapeutiques, qu’ils soient à visée curative ou préventive.

Prendre soin de la santé somatique des patients souffrant d’un trouble bipolaire de l’humeur est aujourd’hui considéré comme un enjeu majeur de la prise en soin.

Si l’on envisage la question de l’alimentation et de l’exercice physique, d’autres domaines, en lien avec le médecin traitant, ne doivent pas être négligés: les soins dentaires, le sommeil, la douleur, la sexualité.

Des outils d’aide commencent à être développés. Des méthodes développées par l’éducation thérapeutique apparaissent comme des outils utiles.

Reportage État de santé LCP



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