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Confinement : quand les soins psychiatriques pour adultes oublient les enfants

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Les petits et les adolescents confinés avec un parent atteint de troubles psychiques comptent parmi les invisibles de la crise sanitaire. Or de tels tête-à-tête peuvent se révéler difficiles à vivre.

Impossible, aujourd’hui, de dénombrer les enfants et adolescents qui vivent de telles situations.

Conséquences graves

Déjà non considérés en temps normal, faute d’interdisciplinarité des prises en charge, les jeunes se retrouvent encore plus ignorés pendant la crise sanitaire. Invisibles parmi les invisibles, ils doivent cohabiter 24 heures sur 24 avec un parent qui a parfois tout d’un adolescent. Voire qui peut devenir violent, par exemple en cas de paranoïa, pointe le psychiatre Dr. Olivier Dubois.

Et lorsque le parent vit avec des troubles de l’humeur (bipolarité, cyclothymie…), les jeunes doivent eux-mêmes fournir des efforts pour réguler leur propre humeur, note Hélène Davtian. Dans ce type de situations, le mécanisme de défense le plus efficace s’avère être le repli, mais il n’est pas toujours facile de le mettre en place en période de confinement.

Risque de toxicomanie

Les conséquences d’une cohabitation forcée de longue durée peuvent se révéler graves. Olivier Dubois redoute une possible surconsommation de substances toxiques addictives. Et dans les situations les plus dramatiques, le risque de psychose peut apparaître.


Les enfants, d’abord. Ainsi, lorsque certains enfants de ses patients l’appellent, que leur recommande Olivier Dubois ? De prendre soin d’eux, de pratiquer une activité physique dans l’appartement, de bien utiliser leur heure de sortie, de s’adonner à des activités artistiques pour « se mettre dans leur bulle »…



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