232019Juil

Nouvelles classifications internationales des maladies

Les principales nouveautés de cette classification

Le burn-out

A l’occasion de la 12ème assemblée mondiale de la santé, qui s’est déroulée du 20 au 28 mai 2019, l’OMS a adopté la nouvelle classification statistique et internationale des maladies.

Elle s’appellera la CIM 11 et qui servira de référence pour toutes les classifications internationales des maladies.

Son objectif est de définir les maladies, les troubles, les traumatismes et autres problèmes de santé.

Parmi les principales nouveautés de cette nouvelle classification qui sera officialisée en 2022, on note l’apparition du burn-out dans la liste des troubles liés à l’emploi ou au chômage.

L’OMS considère donc, pour la première fois, le burn-out, comme une maladie associée à l’épuisement professionnel.

Pour elle, il s’agit d’un « syndrome résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès ».

Le burn-out n’est pas réellement considéré comme une maladie à part entière, mais plutôt comme un phénomène de souffrance, secondaire au travail.

Selon l’OMS, ce syndrome se caractérise essentiellement par un sentiment d’épuisement, une distance mentale,  un pessimisme par rapport au poste de travail et une réduction de l’efficacité.

Pour l’OMS, ce trouble ne peut se concevoir qu’en rapport avec le milieu professionnel.

Le trouble du jeu vidéo

Dans le cadre de cette douzième assemblée mondiale de la santé, l’OMS a également considéré de nouvelles addictions, en particulier le « trouble du jeu vidéo ».

Le trouble du jeu vidéo est l’addiction au jeu vidéo. Elle est définie par l’OMS comme « se manifestant par une perte de contrôle entraînant une priorité accrue, accordée au jeu, au point que cela prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, considérées comme normales ou nécessaires ».

Il faut noter aussi que, pour l’OMS, ce trouble s’accompagne d’une poursuite voire d’une intensification du jeu, malgré les conséquences négatives entrainées par celui-ci.

Cette poursuite peut impacter la vie personnelle, familiale, sociale, scolaire ou professionnelle, ce qui amène à créer des désordres et des inconvénients majeurs dans la vie du sujet.

On note aussi que l’OMS va créer un nouveau chapitre sur les troubles du sommeil.

Il faut se rappeler que l’OMS considère que les troubles en santé mentale vont devenir, d’ici 2030, la première cause de maladie mondiale.

Il n’est donc pas étonnant que ce soit essentiellement dans ce domaine que la classification intègre les nouvelles pathologies du siècle le plus souvent liées aux progrès technologiques, à l’hyper activisme sociétal et à la mondialisation.



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