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Sevrage aux benzodiazépines

Moins d’Anxiolytiques et sevrage aux benzodiazépines

Trois questions à Dr. Olivier Dubois

Dr. Olivier Dubois; Psychiatre et coordinateur de deux études sur l’anxiété généralisée et sur le sevrage aux Benzodiazépines.

Que nous enseignent les études réalisées sur l’anxiété généralisée et le sevrage aux Benzodiazépines ?

O.D. Tout d’abord, que le thermalisme seul est plus efficace qu’un médicament de référence. Ensuite, qu’une cure thermale, associée à un programme d’accompagnement psycho-éducatif, réduit la prescription de benzodiazépines de trois quarts et permet même de les supprimer totalement chez 41% des curistes.

Or, on sait que, pris sur de longues périodes, ces anxiolytiques induisent une dépendance, augmentent le risque de chute et pourraient même favoriser la maladie d’Alzheimer.


Sevrage aux benzodiazépines


Ne peut-on imputer ce succès à un effet transitoire ?

O.D. Non, l’une de nos études (Stop-Tag) montre qu’on ne peut l’attribuer ni au changement de climat ni à la prise en charge hôtelière, puisque les curistes rentraient chez eux chaque soir après les soins. Dans l’autre (SPECTh), les résultats sont meilleurs 4 mois après la cure que 2 mois après.

Avez-vous déjà un autre projet d’étude sur le sevrage des Benzodiazépines?

O.D. Avec l’Université de Poitiers, l’étude Insula Top, également financée par l’Afreth, vise à coupler une cure thermale à une IRM fonctionnelle avant et en fin de cure, puis un mois et demi après.

Grâce à ces images, nous saurons si la cure entraîne une modification de l’insula, une zone du cerveau très impliquée dans l’anxiété généralisée. Nous avons trouvé les premiers volontaires.


Article dans le Particulier Santé

Journaliste: Marie WEISS



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